Archive pour la catégorie ‘Sites conseillés’

Sites conseillés (8) : Les 214 radicaux

Jeudi 9 septembre 2010

Nous parlons souvent, dans les séries consacrées aux caractères chinois courants ou rares, des « clés » de classement des caractères chinois.
Ces clés, que l’on peut qualifier de radicaux, sont des caractères ou des fragments de caractères chinois utilisés pour ranger les sinogrammes dans les dictionnaires. On les appelle traditionnellement en chinois « têtes de chapitres » (部首 bùshǒu). Les « clés » ont un peu la même fonction que les lettres de l’alphabet latin sous lesquelles sont classées les entrées de nos Petit Larousse et Petit Robert nationaux.
Le système des 214 clés est relativement récent, on le doit au fameux Dictionnaire de caractères Kangxi (《康熙字典》 kāngxī zìdiǎn), qui date, comme son nom l’indique, de l’époque de l’ère Kangxi de la dynastie des Qing (1654-1722). Mais le nombre de 214 n’est pas absolu, puisqu’un autre dictionnaire « canonique » ancien, le Shuowen jiezi (《说文解字》 shuōwén jiězì) qui date de l’époque des Han de l’Est (il a été rédigé entre l’an 100 et l’an 121 de notre ère), en contenait 540. Quant au dictionnaire de référence des caractères chinois de la Chine contemporaine, le Dictionnaire de caractères de la Chine nouvelle (《新华字典》 xīnhuá zìdiǎn), il a lui réduit le nombre des clés à 189. Mais, sans doute en raison d’un atavisme coupable, les sino-lettrés contemporains continuent à parler de 214 clés.
J’ai été tenté de copier-coller la liste des radicaux donnée sur Chine Nouvelle, d’autant plus que ce site n’a pas hésité à reproduire mon petit lexique gastronomique chinois-français (dont la version mise à jour est disponible ici, rappelons-le), et puis je me suis dit qu’il fallait être magnanime, aussi est-ce sans le moindre remords que je vous donne le lien pour accéder à cette liste sur ledit site, ici, site qui par ailleurs héberge un forum sinophile (dans le sens amoureux de la civilisation chinoise, et non dans celui de « à la botte du Pouêt-Cot-Cot ») tout à fait sympathique, et un dictionnaire en ligne tout à fait utile.

Sites conseillés (7) : 词霸

Dimanche 16 mai 2010

A la recherche d’informations sur les caractères chinois courants (la liste que j’ai actuellement ne comporte que les 1000 caractères les plus courants), je découvre par hasard la liste des 3500 caractères les plus courants proposée par 爱词霸 àicíbà, Iciba, site de la société 金山 jīnshān, Kingsoft. (词霸 cíbà signifie littéralement « l’hégémon des mots ».) Le site Iciba est consacré à la langue chinoise. La société Kingsoft produit quant à elle des dictionnaires électroniques anglais-chinois et chinois-anglais extrêmement populaires en Chine.
La liste de Iciba propose deux listes : la liste des 2500 caractères les plus courants (qui correspond approximativement aux caractères que les élèves chinois sont sensés connaître après leurs six années d’école primaire), et une liste supplémentaire de 1000 caractères moins courants. Les caractères sont classés dans l’ordre croissant de leurs nombres de traits. Si vous connaissez tous les caractères de ces deux listes, vous devriez être capable de déchiffrer la quasi-totalité de ce qui s’écrit en Chine aujourd’hui !
Le point le plus intéressant est que l’on peut cliquer sur chaque caractère, et afficher une page donnant la définition, les principaux mots composés avec ce caractère, ainsi que la liste des proverbes dans lesquels ce caractère est utilisé. Les mots et les proverbes sont également cliquables. L’ensemble est en chinois.
Pour consulter cette liste, cliquer ici.

Sites conseillés (6) : Assistant de traduction et Réseau des périodiques chinois

Jeudi 11 juin 2009

Tous les traducteurs techniques ayant à travailler avec la langue chinoise devraient avoir parmi leurs signets l’adresse du site « Assistant de traduction » (翻译助手 fānyì zhùshǒu). J’ai pour ma part très souvent recours à ce site, car il me suffit de saisir l’expression technique chinoise qui me pose problème pour trouver instantanément la traduction ou les traductions possibles en anglais. Le moteur de recherche fonctionne également dans le sens anglais-chinois. Tout n’y est pas, mais la base de données n’est pas souvent prise en défaut.
Très utile également, le site propose des exemples d’utilisation de l’expression concernée dans des extraits d’articles scientifiques. Ce site est une création du « Réseau des périodiques chinois » (中国期刊网 zhōngguó qīkānwǎng), qui permet d’avoir accès à une multitude de publications scientifiques. Une mine donc pour les chercheurs.
L’Assistant de traduction est disponible ici.
Le Réseau des périodiques chinois se trouve ici.

Sites conseillés (5) : Les 800 caractères les plus courants de la langue chinoise

Vendredi 5 juin 2009

Suite à ma petite introduction de la nouvelle rubrique « Caractères », Dawei, lecteur assidu de Sinoiseries, signale deux liens où sont données la liste des 300 caractères les plus couramment utilisés en chinois moderne, puis celle des 500 caractères suivants. D’après des études statistiques, la connaissance des 300 caractères les plus courants permettrait de déchiffrer quelque 67% du chinois écrit ! Mais, comme le dit Dawei, connaître les caractères individuels et comprendre le sens d’un texte chinois, ce n’est pas la même chose !
Voici donc les adresses :
http://www-personal.umich.edu/~dporter/sampler/top300.html
http://www-personal.umich.edu/~dporter/sampler/next500.html

Sites conseillés (4) : Zdic, dictionnaire chinois-chinois en ligne

Mardi 21 avril 2009

Dans le cadre de mon activité de traducteur chinois-français professionnel, l’un des sites que je consulte régulièrement est le Zdic, ou 汉典 hàndiǎn.
Lorsque vous ouvrez sa page d’accueil, vous accédez en fait à la page de recherche des caractères chinois. Il vous suffit de saisir (au moyen de l’une des sept méthodes de saisie proposées) dans la case de recherche le caractère objet de vos interrogations et de cliquer sur le bouton de recherche (字典搜索 zìdiǎn sōusuǒ, « recherche dans le dictionnaire de caractères »), pour voir apparaître dans la seconde la page qui donne de ce caractère : la ou les prononciations en pinyin et en phonétique taïwanaise (注音符号 zhùyīn fǔhào), son code dans les différentes méthodes de saisie (五笔 wǔbǐ, 仓颉 cāngjié, 四角 sìjiǎo… au total sept méthodes de saisie), sa clé et son nombre de traits, sa ou ses significations, éventuellement ses prononciations dans différents dialectes chinois, et enfin la ou les traductions en anglais en caractère.
J’y ai trouvé les caractères les plus exotiques, que je ne trouvais pas par exemple dans l’irremplaçable 新华字典 xīnhuá zìdiǎn. A ce jour, je n’ai jamais pris le Zdic en défaut.
Sont proposés également une foule d’outils indispensables au sinologue averti : dictionnaire de mots (词典 cídiǎn), de proverbes (成语 chéngyǔ), tableau des poids et mesures, tableaux des 24 périodes du calendrier lunaire, utilisation des signes de ponctuation…. Une véritable mine.
Seul « inconvénient », il est tout en chinois et n’est donc pas accessible à ceux qui débutent dans leur apprentissage de la langue de l’Empire du Milieu.