Glossaire général : Mise à jour – 30 novembre 2008
Dimanche 30 novembre 2008Le glossaire général de Sinoiseries.com vient d’être mis à jour. Pour le consulter, voir la rubrique “Glossaire général”.
Le glossaire général de Sinoiseries.com vient d’être mis à jour. Pour le consulter, voir la rubrique “Glossaire général”.
Nous apprenons il y a peu que la célèbre actrice chinoise Gong Li (巩俐 gǒng lì), mariée à un homme d’affaires singapourien, vient de prendre la nationalité singapourienne. Cette nouvelle provoque chez certains internautes chinois une vive réaction, certains allant jusqu’à accuser l’actrice d’être traître à la patrie (叛国 pàn guó).
Connaissant l’envie qu’ont de nombreux Chinois d’émigrer à l’étranger, je ne peux m’empêcher de penser que le “syndrôme du raisin vert” n’est pas complètement étranger à l’affaire…
Tout le monde connaît la fable du “Renard et des Raisins” d’Esope, au moins dans la version que nous a laissée Jean de la Fontaine :
Certain renard Gascon, d’autres disent Normand,
Mourant presque de faim, vit au haut d’une treille
Des raisins mûrs apparemment,
Et couverts d’une peau vermeille.
Le galand en eût fait volontiers un repas ;
Mais comme il n’y pouvait atteindre :
“Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. “
Fit-il pas mieux que de se plaindre ?
On trouve en chinois moderne une expression populaire qui dit : 吃不到葡萄就说葡萄酸 (chī bùdào pútáo jiù shuō pútáosuān), n’arrivant pas à manger les raisins, on dit qu’ils sont acides.
Si vous demandez à un Chinois de la rue, il vous dira probablement que c’est une expression typiquement chinoise. Son origine est cependant bien à rechercher, en Chine aussi, dans la fable d’Esope (伊索寓言 yīsuǒ yùyán), comme l’explique ici Baidu, qui propose en outre une traduction en chinois de quelques-unes de ces fables.
Je découvre aujourd’hui un site sur les dialectes chinois :
http://www.hhqq.net/
Si vous voulez faire des excercices de conversation en shanghaï, préparer votre degré de niveau 8 en dialecte de Wu, ou apprendre à insulter les gens à la pékinoise, c’est là qu’il faut aller !
Je suis un peu décu cependant par l’absence de contenu étoffé spécifiquement consacré à l’argot, alors que le bandeau de la page d’accueil parle de “gros mots”…
Je propose ci-dessous (dans l’ordre alpahétique) une liste des mots et expressions qui ont été traités ou que je me propose de traiter dans la rubique “Langue populaire et argotique”. J’invite tous ceux qui le veulent à ajouter leurs mots et expressions préférés ! Sachez cependant que j’abuserai (gentiment) de mon pouvoir tyrannique d’administrateur pour ne pas intégrer dans la liste les entrées qui ne me semblent pas adaptées.
Les entrées qui sont en train de faire l’objet d’une réflexion métaphysique visant à évaluer leur droit à figurer dans la liste ou non sont suivies d’un point d’interrogation.
Les entrées déjà traitées sont signalées en italiques. Voir les posts précédents de la rubrique.
Ceux qui voudraient proposer leurs propres posts sont priés de me les envoyer pour examen attentif. Merci de bien vouloir rester dans le ton. Là aussi, je ne publierai que ceux que je trouverai idoines.
A钱
A片
板鸭
鸨母
屄
婊子
不要太
肏
吹喇叭
吹牛
吹牛皮
打洞
打炮
打手枪
吊
发廊
飞机场
搞
滚蛋
红灯区
黄色
鸡
鸡巴
鸡鸡
靠
KTV
癞蛤蟆想吃天鹅肉
老鸨
老牛吃嫩草
老子
卵
绿帽
马夫
马子
满足需要(?)
MM
鸟
牛B
牛X
牛屄
泡
炮兵团
敲背
三点
三陪
三只手
傻屄
十七鸟
双飞
缩头乌龟
他妈的
太平公主
天下乌鸦一般黑
王八
王八蛋
小姐
鸭
爷爷
孕育
祖宗十八代
L’année dernière pour Noël, mon fils aîné Adrien m’a fait le plaisir de venir passer les fêtes avec nous à Suzhou. Comme il n’est plus vraiment un enfant, et pour pouvoir avoir avec lui un peu de quality time, comme disent les Saxons, “entre hommes”, je l’ai sorti, histoire aussi de lui donner un (tout petit) aperçu de la vie nocturne en Chine.
Nous sommes donc allés dans la “rue des dix perfections” (十全街 shíquánjiē), qui est connue à Suzhou pour être la rue des bars, et nous nous sommes rendus dans l’un des établissements que je fréquente (non, pas de façon assidue) !
Nous étions en train de siroter notre bière et de bavarder avec la très accorte jeune personne qui servait les rafraîchissements, lors je vis arriver une autre personne tout aussi accorte mais un peu moins jeune, qui, ayant entendu Adrien parler chinois, s’était mis dans l’idée de lui faire la conversation.
Visiblement, Adrien lui plaisait et elle aurait volontiers fait plus ample connaissance avec ce 小外 xiǎowài (version rajeunie et humoristique de 老外 lǎowài, terme affectueux utilisé pour désigner les étrangers en général), si je ne m’étais pas exclamé à son adresse : “你是不是老草想吃嫩牛?” (nǐ shìbushì lǎocǎo xiǎng chī nènniú ?) (N’es-tu pas une vieille herbe voulant manger du boeuf tendre ?). Le premier instant de surprise passé, on entendit un franc éclat de rire de la jeune personne accorte située de l’autre côté du bar, et un petit rire un peu forcé de la part de la moins jeune personne accorte qui avait pris racine à la gauche d’Adrien.
L’instant de surprise avait été provoqué par le fait que j’avais utilisé “à l’envers” l’expression “老牛吃嫩草” (lǎoniú chī nèncǎo : le vieux boeuf mange l’herbe tendre), utilisée pour décrire un homme d’âge mûr qui a pour compagne une jeune femme. Le petit rire forcé avait été induit par le fait que je sous-entendais par là que l’herbe en question était un peu trop vieille pour mon jeune boeuf ! Mais j’aurais pu être plus méchant en disant qu’elle était comme le “crapaud voulant manger de la viande de cygne” (癞蛤蟆想吃天鹅肉), non ?